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Site de Daniel Salzmann, 

pasteur à L'Eglise Evangélique Libre du Locle ( Suisse)


“ M’en veux-tu ...? ”

Comment ne peux-tu pas lui en vouloir à ce patron ? 

Lui qui accorde le même salaire à toi, ouvrier de la première heure, qui a travaillé 12 heures dans la chaleur torride et sous le soleil brûlant, qu’à ceux, ouvriers de la dernière heure, qui n’ont travaillé qu’une heure dans la fraîcheur du soir. 

Quelle sorte de justice y a-t-il si le travail et la rémunération ne se correspondent plus ? 

Ton sens de la justice attendait un paiement proportionnel au temps de travail.

Par cette parabole surprenante, Jésus  t’annonce le royaume d’un Dieu qui bouscule tes conceptions humaines toujours vite faites et refaites à son sujet. 

Cette parabole annonce le vin nouveau qui fait éclater tes vieilles outres. Dieu se manifeste bon mais d’une manière nouvelle, c’est la Bonne Nouvelle.

Jésus n’encourage pas l’injustice et le n’importe quoi. Le maître n’a pas été injuste avec toi, il a agit selon la parole qu’il t’a donnée. Il ne te lèse pas. Mais pour comprendre ce maître (ou Dieu), tu ne peux accorder le dernier mot à ton sens de la justice. 

Sa justice est à la mesure de sa bonté. 

Sa générosité ne lui fait pas manqué de justice mais lui permet d’aller au-delà de ta justice. 

Tu es appelé à te réjouir de pouvoir servir un maître libre d’agir selon sa bonté inexplicable mais bien réelle.                                

Daniel Salzmann 

D’après Matthieu 20.1-16


Pardon !

J’ai passé ma vie, Seigneur,

à accorder ma lyre

au lieu de te chanter.

Pardon Seigneur !

J’ai passé ma vie, Seigneur,

à chercher ma route

au lieu de marcher avec toi.

Pardon Seigneur !

J’ai passé ma vie, Seigneur,

à mendier l’amour

au lieu de t’aimer en mes frères.

Pardon Seigneur !

J’ai passé ma vie, Seigneur,

à fuir la nuit

au lieu de dire : c’est toi ma lumière.

Pardon Seigneur !

J’ai passé ma vie, Seigneur,

à chercher des sécurités

au lieu de mettre ma main dans la tienne.

Pardon Seigneur !

J’ai passé ma vie, Seigneur,

à prendre des résolutions

sans les tenir.

Pardon Seigneur !

Maintenant, s’il est vrai, Seigneur,

que tu nous sauves

non en raison de nos oeuvres

mais selon ta grande miséricorde,

alors nous sommes prêts maintenant

pour recevoir ton salut.


Lucien Deiss dans Prières / Ed Ouverture


L’Esprit Saint

Qui est l’Esprit Saint ? Le Fils et le Père sont des personnes dont mon esprit se fait facilement des représentations, mais pas le Saint-Esprit.

“Saint” exprime une mise-à-part pour être réservé au domaine de Dieu. Hors du commun.

L’”Esprit”, c’est le souffle. L’air en mouvement, la respiration de la vie, avec sa puissance et son énergie vitale. Mais “Esprit” ne représente pas seulement l'énergie de Dieu ; le mot décrit Dieu, lui-même, se déployant en vue d'une interaction personnelle avec sa création.

Créateur. L'Esprit Saint a été partie prenante de toutes les oeuvres de Dieu depuis le début. Il a agencé et mené à bien ce qu’a projeté la pensée divine. L'Esprit a produit ordre et sens dans le créé. Il est l'agent exécutif de Dieu pour le gouvernement de la création.

Présence. L’Esprit de Dieu et la face de Dieu sont des idées complémentaires, qui indiquent toutes deux la présence divine personnelle.

Recréateur. L'Esprit conduit et guide le peuple vers la bénédiction. Son oeuvre est aussi morale et rédemptrice. L'Esprit est l'agent exécutif de la libération conçue par le Dieu Sauveur. La présence de l'Esprit et la possession du salut sont liées. La joie découle de cette union.

Depuis le commencement, le ministère de l'Esprit a comme objectif de rendre toutes choses conformes à la volonté de Dieu et, en fin de compte, à son caractère et à sa gloire. L'Esprit crée l'ordre (ou recrée l'ordre) et finalement embellit la création de Dieu. Que cela soit vrai dans ma vie.

Daniel Salzmann d’après : Gen 1.2 / Deut 32.10-11 / Es 63.7-14


RECONFORT SUR LA ROUTE

«Marche tranquillement derrière le Seigneur» Quand s'assombrit pour toi la route de la vie, Que des soucis du jour tu sens la pesanteur, «Marche tranquillement derrière le Seigneur» ; Compte sur son amour, Lui-même t'y convie, A travers le désert Il fera le chemin,

A la plus sombre nuit succède le matin.

Vrai, d'en venir à bout tu ne te sens pas sûre, Le nombre des travaux excite ta frayeur, «Marche tranquillement derrière le Seigneur !» Selon le besoin puise au fur et à mesure

A la source de vie, et tu pourras bénir

Celui dont la main sait tout obstacle aplanir. Quelqu'un s'est-il montré à ton égard injuste ? Christ est ton avocat, Il est ton défenseur. «Marche tranquillement derrière le Seigneur» ; Reporte ton regard des hommes sur le Juste, Il jugera le monde et justifiera

Son enfant qui le sert, de toi Il répondra.

Dans la peine ou la joie en ton pèlerinage Répète chaque jour la devise en ton cœur; «Marche tranquillement derrière le Seigneur» ; Ta vie est dans la main du Guide le plus sage, Si tu suis pas à pas ton Maître chaque jour,

Il te protégera jusqu'au divin Séjour.

Mme C. Oliphant



Marie …!

Marie de Magdala, caressée par les rayons du soleil levant, pleure assise devant le tombeau sombre, vide et ouvert. 

Ses yeux sont voilés par les larmes. 

Son coeur est brisé par la tristesse. 

Ses jambes sont coupées après ces allées et venues matinales. 

Son ventre est noué par un point d’interrogation : “ Où a-t-on mis mon Seigneur ? ” 

Elle se dit : “Cette fois, je l’ai perdu pour toujours, Je n’ai plus rien à toucher ou à voir. Nul endroit où aller qui évoque dans le recueillement sa présence. Je me sens perdue. ”

Deux anges dans le tombeau la tirent de son abattement. Le regard de la femme quitte l’obscurité de la grotte. Il est attiré par une présence près d’elle dans le jardin baigné de clarté. 

Elle tourne seulement sa tête vers l’homme, et ne reconnait pas celui qu’elle cherche.

Jésus lui dit: “ Marie ! ” 

Un seul mot, son prénom. 

C’est peu, mais c’est tout. 

C’est un petit grain d’amour qui suffit à redonner vie à Marie.

Comme un ressort, son être se détend et bondit vers le Vivant. 

Tournant le dos au tombeau, elle tend les mains vers son Maître. 

Jésus ressuscité relance la vie de Marie par sa Parole qui fait toutes choses nouvelles. 

Marie devient la première ambassadrice du monde réconcilié où le Dieu de Jésus est le sien et où le Père de Jésus est le sien. 

Marie alla donc annoncer...           

Daniel Salzmann 

D’après Jean 20.1-18 et 2 Cor 5.14-21


“Dieu, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment

au-delà de ce que nous demandons

ou même pensons, à lui soit la gloire.”

Ephésiens 3.20

Quelle que soit notre situation personnelle ou celle de notre Eglise, cette parole de l’apôtre Paul nous encourage à ne pas cultiver l’inquiétude.

La connaissance de Dieu et de son amour autorise notre foi à surmonter nos craintes. La confiance apaise nos coeurs, troublés par une vie spirituelle somnolente ou défaillante.

Cet apaisement permet de faire revenir la gloire vers Dieu.

Car, n’est-il pas vrai, qu’imperceptiblement, cette gloire de réussites passées, nous l’avons attribuée petit à petit à nos fidélités, à nos engagements, à nos contributions ? La vie prospérait parce que nous y t enions, nous la tenions. Et c’est juste ! Loin de moi l’idée que ma vie spirituelle ou celle de l’Eglise ne demande aucun investissement.

Mais, notre frère Paul ramène notre attention vers la puissance de Dieu qui a agi en nous et qui a été la source de nos fidélités. Il a bien raison. Nos regards sont ainsi reposés sur Dieu, et donc, justement détournés de nous.

Réorientés, nous pouvons espérer activement que Dieu réalise dans l’Eglise son oeuvre qui ressort du domaine de l’”infiniment au-delà” de ce que nous pouvons penser ou désirer. Pour Sa Gloire.

Une fois de plus, encore une nouvelle fois après bien des fois autrefois.

“... à lui soit la gloire.“ 

Daniel Salzmann

Jésus

Jésus est le pain de vie.

Et il commença son ministère par avoir faim. Jésus est l’eau de vie.

Et il commença son ministère par avoir soif.

Il eut faim, en tant qu’homme

Et il nourrit des multitudes.

Il eut soif, et il dit :

“Que celui qui a soif vienne à moi et qu’il boive !” Il a payé l’impôt

Et il est le roi.

On a dit de lui : “Il a un démon”,

Et il chassait les démons.

Il priait,

Et il exauçait les prières.

Il pleurait,

Et il sèche nos larmes.

Il fut vendu pour trente pièces d’argent,

Et il a racheté le monde.

Il a été prisonnier,

Et il dit aux captifs : “Sortez !”

Il a été mené à la boucherie comme un agneau, Et il est le bon berger.

Il a été l’homme de douleurs,

Et il a guéri nos angoisses.

Il meurt et donne sa vie,

Et par sa mort, il détruit la mort ...

Grégoire de Naziance (IVème siècle)